La conclusion de roland

Une très belle expérience qui rassemble tout ce que j’ aime. L’ aventure, la découverte, la montagne, les rencontres, la débrouillardise, la stratégie, la concurrence, l’ entraide, la camarederie et surtout les grandes chevauchées à vtt.

Je rentre envouté, déjà prêt à repartir.

Et le Salva….quelle heureuse rencontre ! Un grand patron au grand coeur qui n’ a pas peur de se mouiller. Je suis sous le charme.

Le vttae, une révolution positive, qui élargit notre espace de jeu, qui nous donne des jambes de prorider, et qui sécurise la pratique.

Il est possible, avec un très gros entrainement, de faire ce raid sans assistance électrique, mais ce n’est pas vraiment du plaisir, plutôt un défit…et surtout un vrai exploit. BRAVO

7ie étape AURITZ la plage… 91km 2100+ 3000-

Sur la selle à 7h pour rejoindre le départ 10km plus haut. Tout est humide. J’ arrive dans les premiers. Je me place dans la première vague. Il y a beaucoup de vttae autour de moi. Le charismatique Oriol ( encore une sumilitude avec le dakar d’ antan), directeur de course, tient déjà le micro. La sono crache le générique du seigneur des anneaux. Une ambiance qui me fera toujours autant d’ effets.

Les vttae partent à fond. Je contrôle mon autonomie. Le terrain est plus que gras. Les paysages me font penser au gorilles dans la brume du Malawi.

Nous sommes dans le pays basque. Le massif est creusé d’ une multitude de vallons avec des pentes bien raides. Tout est plus que vert. Les projections de boue sont permanentes. Le niveau des gars autour moi me laisse perplexe. Dans la première descente, je suis largué et me voilà seul. Arrivé sur la route je me fais encore doubler par deux gilets jauneS qui pédalent en concert. Mon moteur bloqué à 25km/h, je me défonce pour garder le contact. Je n’ ai pas de Gps sur le guidon, puisque ce n’ est pas mon vélo. Sur les chemins, j’ arrive facilement à suivre les empreintes de pneus, mais sur le goudron, je dois sortir mon téléphone à chaque intersection . On se retrouve à 5 au pied d’ une montée infernale. Les types sont tous en danseuse. Je pensais pas que l’ on pouvait accrocher du goudron sur une telle paroi. Certains patinent même.Un espagnol avec des pneus fat, réussi lui aussi l’ ascension. Il est tellement sous gonflé que ses pneus de voiture le font sautiller à chaque coup de pédale, lui faisant gaspiller une énergie qu’ il semble produire à volonté. Chapeau l’ artiste !

On est pas tous égaux dans l’ effort. C’ était la montée du jambon. Celui qui réussi à la monter en vélo se voit offrir un cuissot par les conscrits du village. Les cochons du coin ont eu très chaud, on a pas vu les conscrits.

Voilà, arrivée, l’ oriflamme signifiant le début de la spéciale. Je m’ élance , conscient qu’ avec les 3 barres qu’ il me reste, c’ est un remake d’ apollo 13 qui m’ attend. J’ emboîte la trace d’ un type qui m’ avait dit  » bonjour » en me doublant peu avant. Rémi Laffond du proteam Mtb racing avec son coéquipier allemand. Dans la première montée , je suis le train en observant la danseuse d’ un climber pro….le geste est aussi régulier que parfaitement puissant…un métier.

Conscient que le moteur n’ allait pas compenser dans la descente, je pense me faire larguer. Je tiens encore et encore. A cette vitesse le placement des roues est utopique , seule le trajectoire est à considèrer.La motéra semble indestructible. Les projections sont énormes. Les paupières servent d’ essui glace, les yeux de garde boue.

Les 19km sont avalés en 1h05. Je les congratule et l ‘ allemand me lance ‘ »good job ! « . 20 dieux, quel pied !

Le ravito est pas loin. Je branche pour 1 heure. L’ espagnol avec les pneus fat, arrive quelques temps aprés nous , dans un roulement de tambours proportionnel à sa bande roulement. Il repart en toute berzingue après avoir rincé sa chaine et avant de se désaltèrer, sans un signe de fatigue, comme trop pressé de piquer une tête dans l’ océan.

Le ciel se dégage. Passé le col d’ ibardine et ses touristes puis au loin du bleu à perte de vue. On vient de traverser un continent ! On vient de parcourir un chaine de montagnes !

Et comme l’ aventure m’est souvent bonne, la motéra se met en rade au pied de la dernière montée 50m , le point final de 18000+. Erreur 50 affichée au cadran. La mule que je croyait indestructible, a succombé. Je fini les 15 derniers kilos sur 800, en pédalant comme un fou. Un vttae , chaussé en 2,6 , c’ est une enclume. Je reste dans le groupe. L’ arrivée sur le port de plaisance est somptueuse. Les montagnes, la plage,les palmiers sont baignés par le soleil. La californie en bien mieux …Et, à son habitude, l’ organisation a trés bien fait les choses. 300 métres de stands, banderoleS, arches et un podium de formule 1. BRAVO

6iem étape JACA>AURITZ 132km 2900

Jusqu’ au casse croute, 70km, sur un profil qui semble plat. En fait que du single dans des ravines étroiteS avec même des portages . Le temps est couvert et c’ est parfait pour pas griller. Un semaine de grand soleil aurait été difficile quand tu passes au moins 8 heures par jour sur la selle.

On prend deux averses à midi et je met bien le chargeur à l’ abri pour éviter de faire dijoncter le groupe et tout le camp.

On attaque vite par un pic dans le profil. La montée est détrempée boueuse, parsemée de gros rochers. Je ne cherche même pas à chevaucher ma machine. A pied comme tout le monde. Le secteur est chrono et les pros ont dû souffrir, à moins qu’ ils soient passés avant l’ averse. La stratégie est aussi une affaire de météo dans ce genre de course. Pour moi , monter à pied , ça veut dire aussi économie substantielle d’ électricité sur une étape de 132km 2900+. Je n’ ai plus de souvenir de la suite…la routine peut être. A partir du kilo 110 , le goudron prend le relai jusqu’ â l’ arrivée. Le soleil est remplacé par un grachin étrange, vraiment humide sans goutte. Les affluences de l’ atlantique contre les montagnes. La bretagne au sud ouest de la France.

Salva est à l’ arrivée. C’ est très appréciable quand tu es trempé, épuisé ….et qu’ il a déjà tout calculé.

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Conclusion

Avant de boucler définitivement ce blog et cette aventure, un remerciement particulier pour Roland qui sait par des manières qui lui sont toutes particulières (et parfois déroutantes) motiver ces compagnons de route pour faire en Sorte de se surpasser!!

Sans lui, je ne serai peut être pas parti de la 1 ère étape et je n’aurai certainement pas roulé pendant 5 étapes et 2/3 (les 2/3 sont important)

Nous avons passé une semaine mémorable alternant les souffrances de la fatigue et quelques parties de franches rigolades….

Merci à tous nos suiveurs pour vos encouragements

SANTÉ

Burguete Hondarribia

Quelques photos de l’arrivée finale!

Au final, Une belle aventure avec 800 kms de vrai VTT

LA TRANSPYR est vraiment une des courses VTT la plus dure du Monde

Roland a termine vélo cassé (lui aussi) mais heureux

Chers collègues de Corbas VTT, avec Roland nous vous conseillons cette grande traversée des Pyrennees MAGNIFIQUE!

7 eme et dernière étape Burguete Ondarribia 91 kms 2100+ 3000- !!

C’est parti pour la dernière étape jusqu’à l’arrivée finale.

Roland est en grande forme et il a pris goût au tout suspendu Cannondale au point de faire une proposition de rachat😂

Va t’il jeté son tank que je ne veux plus voir même en peinture? L’histoire le dira…

Cette dernière étape semble une formalité mais 3000 de descente dans les Pyrénées ne sont pas de tout repos. De plus un mur a + de 20% sur 4 kms pour finir va éprouver les + résistants…

Roland nous racontera son étape

Pour ma part le voila dans la voiture balai

Le vélo de Roland HS

Et encore quelques photos

Ainca -Jaca 96 kms 2300+

Ce matin j’ai l’air d’aller un peu mieux que la veille….la nausée est passée sans doute la résultante d’un trop plein d’effort!

Je pars relativement tranquille en me disant que, aujourd’hui , je la jouerai cool!!

Bien sûr Roland part à toute vitesse avec son beau vélo…..il rongeait les freins depuis le départ d’en découdre avec les meilleurs….

Résultat: au bout de 30 Kms il arrive au sommet avec le vainqueur de l’étape!!!!

Sacré Roland!!

En ce qui me concerne, à nouveau les problèmes commencent dès le départ….

La commande moteur du vélo est inutilisable et je suis bloqué en eco!!

1600 m+ 40 kms à faire , je crains le pire et j’ai raison!!

Après 5:30 j’arrive au sommet mort cuit ….

Rien à manger au ravito hormis quelques pastèques et tartine de nutella…

Je m’arrête 10 mn le temps de reprendre mon souffle et changer la batterie qui a rendu l’âme et je repart…….toujours en eco!!

Je me dit tout va bien, c’est de la descente, Roland m’attend au prochain ravito.

C’est sans conter les caprices de la machine et la dureté du terrain…….

Jamais vu une descente aussi technique , un truc de fou, des marches de 1 m tous les 10m et des pierres qui roulent en permanence….la pente doit être au minimum de 20% sur des singles de 1 m de large et le précipice à proximité ……..

Bref la descente est encore plus dure que la montée …….décidément c’est la confirmation qu’un bon vélo change la donne! Moi j’ai un tank entre les mains et je le sens à chaque bosse!

Comble de la situation, non seulement je suis toujours bloqué en eco mais en plus je m’aperçois que le moteur entraine le roue en permanence……impossible de freiner correctement dans la descente et je manque de passer dans le ravin une dizaine de fois…

Au bout de…….9 kms de descente sans répit

J’arrive à la fin du chrono……exténué !!!

Je prends la décision de la sagesse et j’arrête la course!

Retour en camion ou je retrouve les mécanos qui me disent qu’ils n’ont pas le matériel pour réparer le moteur!!

La course est finie pour moi .

5 étapes et presque 500 kms sur un tank

Merci Roland pour m’avoir permis de participer en me prêtant ton vélo mais je t’avoue que, ton vélo, je ne veux même plus le voir en photo et je t’admire pour ton habileté sur ce velo…..

Mais avec l’essai du MOTERA je crois que tu vas prendre des goûts de luxe!!!

Voilà pour moi maintenant c’est du suivi spectateur

Quelques photos du jour