Jusqu’ au casse croute, 70km, sur un profil qui semble plat. En fait que du single dans des ravines étroiteS avec même des portages . Le temps est couvert et c’ est parfait pour pas griller. Un semaine de grand soleil aurait été difficile quand tu passes au moins 8 heures par jour sur la selle.
On prend deux averses à midi et je met bien le chargeur à l’ abri pour éviter de faire dijoncter le groupe et tout le camp.
On attaque vite par un pic dans le profil. La montée est détrempée boueuse, parsemée de gros rochers. Je ne cherche même pas à chevaucher ma machine. A pied comme tout le monde. Le secteur est chrono et les pros ont dû souffrir, à moins qu’ ils soient passés avant l’ averse. La stratégie est aussi une affaire de météo dans ce genre de course. Pour moi , monter à pied , ça veut dire aussi économie substantielle d’ électricité sur une étape de 132km 2900+. Je n’ ai plus de souvenir de la suite…la routine peut être. A partir du kilo 110 , le goudron prend le relai jusqu’ â l’ arrivée. Le soleil est remplacé par un grachin étrange, vraiment humide sans goutte. Les affluences de l’ atlantique contre les montagnes. La bretagne au sud ouest de la France.
Salva est à l’ arrivée. C’ est très appréciable quand tu es trempé, épuisé ….et qu’ il a déjà tout calculé.
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